SCORE SURFASA

Prédire la réponse aux corticoïdes des patient·e·s avec une hépatite auto-immune aiguë sévère

Les médecins du réseau des Maladies Inflammatoires des Voies Biliaires et Hépatite Auto-immunes ont mis en place le Score SURFASA pour prédire la réponse aux corticoïdes des patient·e·s avec une hépatite auto-immune aiguë sévère.

Dans le cadre de la prise en charge de ces patients, la période optimale de transplantation hépatique demeure controversée.

Le score SURFASA a pour objectif d’aider à identifier les patient·e·s pour lesquelles une transplantation hépatique doit être rapidement indiquée.

Le temps de coagulation du sang (International Normalized Ratio – INR) à l’introduction d’un traitement par corticoïdes et son évolution, ainsi que l’évolution de la valeur de la bilirubine, sont des facteurs prédictifs de transplantation hépatique.

Le score SURFASA se base sur ces facteurs et permet donc d’identifier très rapidement, après trois jours de traitement par corticoïdes, les patient·e·s qui ne répondent pas au traitement, et pour lesquelles la transplantation hépatique est indiquée d’urgence.

La validation future de ce score dans une cohorte prospective est envisagée (PHRC PRO-SURFASA en cours), afin d’intégrer son utilisation dans la pratique clinique.

Calculer le score SURFASA

Interpréter le résultat

Un score inférieur à 0,9 indique une probabilité de réponse au traitement aux corticoïdes au-dessus de 75%.

Un score supérieur à 1,75 indique une probabilité de transplantation hépatique ou de décès entre 85% et 100%.

Diagramme d'interprétation du score SURFASA

L’étude multicentrique rétrospective qui a mené à la création de ce score a été coordonnée par le Prof. Jean-Charles Duclos-Vallée et par le Dr Eleonora De Martin du Centre Hépato-Biliaire de l’Hôpital Paul-Brousse. Elle a inclus 128 patient·e·s hospitalisé·e·s entre 2009 et 2016, pour hépatite auto-immune (HAI) aiguë sévère. L’étude a pu être réalisée grâce au soutien de la filière FILFOIE, à travers l’aide au recueil des données dans plusieurs centres par les ARC/TEC de la filière. Ref J Hepatol. 2021;74(6):1325-1334 – Eleonora De Martin, Audrey Coilly, Olivier Chazouillères, Olivier Roux, Jean-Marie Peron, Pauline Houssel-Debry